(Compte Rendu par Emlyn)
Présentation des personnages
Bouclier : Notre Président incarnait le Juge Poncherelo (avec un vieux badge « LAPD » en plus de l’uniforme réglementaire), un flic doté de bonnes compétences techniques mais affligé d’un charisme ridicule (4 sur 20 aux dés). Le genre de flic qui ne parvient même pas à faire arrêter le camion d’un marchand de crèmes glacées pour s’acheter un cône à la vanille.
PoGo : Avec ses 20/20 en charisme (le terme exact est « Street Skill » mais bon…) il jouait le Juge Bracelleti. Un flic rital à l’exacte opposé de Bouclier/Poncherelo avec l’aptitude spéciale « Aura of Cool », la médaille en or en plus de l’uniforme réglementaire, la gomina sous le casque et toujours un bic sous la main pour signer des autographes à ses fans.
Caron : Jouait le Juge Ervin Von Burger (un Juge avec un accent allemand à couper au couteau ça fout les jetons). Pas d’aptitudes spéciales si ce n’est une étrange propension à pratiquer des autopsies sur des suspects encore vivants et une affection particulière pour les armes lourdes montées sur sa moto. Son numéro de plongeur de la mort lui aura valu quelque démêlées avec le SJS.
Brunal : Jouait le Juge Itsu (une PIF sans jeu de mot c’est pas vraiment une PIF). Sans doute le seul juge de Mega City One qui administre les premiers soins avec des aiguilles d’acuponcteur et qui initie ses collègues à la philosophie Zen entre deux fusillades (en fait c’est surtout le MJ qui avait besoin de son aide pour rester Zen)
Shiran : Jouait le Juge Niouk, littéralement obsédé par le code de la route et le tableau des sentences, son plus grand plaisir pendant tout le jeu aura sans doute été de faire cumuler aux suspects appréhendés tout les chefs d’inculpations possibles et imaginables pour battre le record d’années de taule infligées en une seule journée. Une version futuriste de l’agent Longtarin en somme.
Emlyn : Jouait le Juge Grossman, avec 20/20 en pouvoir psi il avait droit à un super badge de l’unité « Psyker » et au pouvoir spécial « Detect Intent ». Aussi prompt à la rigolade que Spock, il s’est distingué pendant toute la partie par une absence totale de sens de l’humour (réminiscence de son rôle de golem de la veille ?) et un caractère extrêmement pointilleux pour toute les questions de procédures lors des arrestations (réminiscence de ses études de droit ?). Il faut dire qu’il s’était fixé comme plan de carrière secret de se faire recruter par le SJS (la police des polices).
Lofwyr : Jouait le Juge « Ed » Dracame, totalement insensible aux pouvoirs psy et dotés de la plus forte moyenne de points de compétence du groupe, il fut notre chef de patrouille durant toute la mission, choix judicieux car il fut un des rares joueurs capable de se faire entendre au milieu du brouhaha qui régnait autour de la table.
Edgecrusher : Jouait le Juge Fargas, avec une des
moyennes de points de compétence les plus basse du groupe, son aide
fut particulièrement appréciée chaque fois qu’un d’entre
nous devait être désigné pour régler la circulation
automobile.
Début de la partie
Fil commence par nous brosser rapidement le background du jeu : Mégacity One s’étend de Boston à la Floride, le taux de chômage y est de 87 % pour une population de 400 millions d’habitants (en comptant les immigrés extraterrestres) ce qui fait que la plupart des gens s’emmerdent et trompent leur ennui en s’adonnant à des modes décadentes (devenir le plus gros possible par exemple) ou en commettant des délits plus ou moins sanguinaires. Les citoyens ont élu un singe maire de la ville pour avoir la paix (Oook !) et de ce fait le pouvoir est en fait aux mains de la police. Nous jouons donc des flics nommés « Juges » (par soucis de rapidité, le système judiciaire a été supprimé et ce sont les flics pratiquant les arrestations qui décident en même temps de la peine infligée au contrevenant) entraînés et endoctrinés depuis l’âge de cinq ans, sur équipés en armes et munitions spéciales et disposant d’un pouvoir quasi illimité vis à vis des citoyens en vue de faire respecter la loi.
Nous sommes donc affectés au secteur 255
sous le nom « Squad Dracame » et le briefing commence façon
« Hill Street Blues », les points inscrits à l’ordre
du jour défilent sur un écran géant et sont lus à
haute voix par la voix grave et virile de Bouclier.
- 67 Mo-Pads (des caravanes roulant en permanence sur
les autoroutes de manière à résoudre la crise du logement)
ont explosé mystérieusement ces trois dernières semaines,
chaque squad de Juges devra en perquisitionner une dans la journée
à titre préventif.
- Une manifestation de jeunes (concert en plein air)
est prévue vers midi Place Pierre Rosenthal, chaque unité
de Juges doit y assurer une présence dissuasive de 20 mn à
tour de rôle.
A ce stade du briefing une discussion s’engage
quant à savoir si il n’y a pas des priorités plus urgentes
et plus graves que d’aller jouer les sorteurs à un concert de jeunes.
Lofwyr (partisan de la « tolérance zéro ») assène
d’un air grave et convaincu : « La petite délinquance n’est
pas une fourmi qui agresse un schtroumf derrière un champignon !
». Regards interloqués de Brunal (« C’est quoi un champignon
? ») et de Shiran (« C’est quoi un schtroumf ? »). Sur
ce, Bouclier reprend imperturbablement la lecture du briefing.
- Les « Amis de Dredd » vont tenir leur assemblée
publique dans une station de métro voisine, y passer pour jeter
un coup d’œil.
- Des tirs de laser ont été détectés
depuis le secteur 255, ces tirs ont récemment détruit un
satellite militaire causant la mort de 8 Tech-Judges. Pour parvenir à
coincer les responsables il est remis à chaque squad un détecteur
de laser d’une portée de 2 Km et il est désormais interdit
de faire usage des canons laser montés sur nos motos pour éviter
les fausses alertes.
- Quelqu’un s’amuse à libérer les délinquants
mis au « portemanteau » (point de détention provisoire
au coin des rues où les délinquants sont menottés
en attendant le passage du panier à salade)
- Un étage du poste 255 vient d’être mis
à disposition d’une antenne du SJS (Special Judicial Squad, la police
des polices ou les « simili-boeuf simili-carottes » suivant
l’expression de Bouclier).
Le briefing s’achève, Lofwyr lance « Messieurs,
à vos bécanes » et tout le monde autour de la table
reprend en cœur la musique du générique de la série
« CHiPs ». (voir la photo correspondante)
Première arrestation de la journée
Après avoir quitté le poste 255, nous
nous retrouvons sur une autoroute à vingt bandes de circulation
(20 dans chaque direction bien sur). PoGo et Lofwyr décident de
profiter de l’occasion pour mesurer leur talent de pilote et ce malgré
la densité de la circulation. Lofwyr demande au Juge Itsu de donner
le départ, Brunal a à peine le temps de dire « 5, 4,…
» que les deux fondus de la vitesse sont déjà loin
et entament un slalome particulièrement dangereux entre les autres
véhicules présents. C’est alors qu’un des usagers présents
klaxonne et lance un « enculés » en direction des deux
compétiteurs. Stupéfaction parmi les juges qui entourent
le véhicule de l’impudent et le force à s’arrêter.
L’automobiliste nerveux se fait tout petit sur son siège
(encadré par 8 juges on le comprend) et bafouille une vague excuse
(« Ma main a glissé Juge. »). Le détecteur de
mensonge émet un « bip » accusateur mais cet engin n’est
pas fiable à 100 %, pour s’assurer de son fonctionnement Bouclier
déclare « Je suis un Schtroumf » => « re-bip ».
Cette fois pas de doute, ça va barder pour ce petit présomptueux.
Caron l’extrait de son véhicule, le couche à terre sur le
dos et fouille sa trousse de premier soin à la recherche d’un scalpel
« Che fais oufrir zon estomac pour foir zi il a manché du
zucre ou d’autre drogues inderdites. » Shiran passe le véhicule
au peigne fin et relève une demi douzaine d’infractions au code
de la route (dont notamment le fait que le dit véhicule est stationnement
interdit là où on l’a fait se ranger).
Finalement Emlyn fait remarquer à Lofwyr
qu’avec une antenne du SJS déployée au poste 255 nous aurions
tout intérêt à éviter les arrestations abusives
et à jouer profil bas. Si ce type est ramené au poste il
risque de faire allusion à notre petite course sur l’autoroute et
ce ne serait pas très bon pour notre dossier. Lofwyr décide
donc de relacher le suspect en le gratifiant d’un simple avertissement
(au grand désespoir de Shiran qui avait déjà commencé
à rédiger un P.V. particulièrement gratiné).
Le suspect, dont le pantalon n’a plus la même fraîcheur qu’au
début de la journée, remonte dans son véhicule et
résiste à grand peine à l’envie de déguerpir
à fond la caisse (Shiran était déjà prêt
à verbaliser un excès de vitesse).
Premier incident grave de la journée
La patrouille reprend son cours normal quand tout
à coup PoGo repère une scène étrange : juché
sur une caméra de surveillance mobile (attachée à
la façade d’un immeuble), un petit extraterrestre de style «
Mogwaï » fait des grands gestes plus ou moins amicaux aux passants
tout en agitant une bombe thermo nucléaire au dessus de sa tête.
En regardant attentivement, on s’aperçoit que la goupille de la
bombe est attachée au poignet du mogwaï. Les juges s’arrêtent
et observent la scène avec une certaine incrédulité,
il s’en suit une série de questions assez naïves qui reflète
bien l’indécision des joueurs (Emlyn : « Est ce que c’est
un E.T. en situation irrégulière ou a t il le droit d’être
ici ? » Shiran : « Est ce que les bombes thermo nucléaires
sont en vente libre à Megacity ? »).
Caron prend l’initiative de pénétrer
furtivement dans l’immeuble par la porte de derrière et monte jusqu’au
toit pour surplomber l’E.T. Lofwyr désigne Edge pour dévier
la circulation dans la rue et désigne PoGo comme négociateur
de crise, ce dernier rentre dans l’immeuble et monte jusqu’à l’étage
correspondant à la position du mogwaï suivit par Bouclier.
Par prudence, Lofwyr contacte l’ordinateur central (« Mac »
pour les intimes) afin de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un show publicitaire.
Emlyn et Shiran restent en dessous de la caméra pour rattraper ce
qui pourrait tomber de l’immeuble (deux futurs héros morts pour
Mégacity).
PoGo arrive à hauteur du mogwaï et
sort de l’immeuble par une fenêtre pour lui parler, l’E.T. étant
assis sur une caméra en perpétuel mouvement il n’est pas
possible de l’approcher à moins de 5 mètres. PoGo essaye
d’engager la conversation mais sans résultats, l’E.T. ne fait que
redoubler de petits couinements et de grands gestes des bras mais sans
qu’un réel dialogue puisse s’engager.
Brunal fonce dans un immeuble voisin, frappe à
une porte au hasard et réquisitionne un ballon (les cris déchirants
de l’enfant dépossédé s’entendent depuis l’autre coté
de la rue). Tel une star de la NBA, il lance le ballon à PoGo qui
tente de le fourguer au mogwaï en échange de la bombe. PoGo
fait rebondir le ballon pour attirer l’attention du mogwaï, ce dernier
imite PoGo en tentant de dribbler avec la bombe…PoGo arrête immédiatement
et décide de changer de plan.
Lofwyr ordonne alors à Bouclier de trouver
une barre de synthé-chocolat pour tenter à nouveau d’amadouer
le mogwaï (Bouclier : « Vous me prenez pour un synthé-con,
chef ? ») ce que Bouclier n’a aucun mal à faire en interpellant
un obèse.
Sur ces entrefaites, Caron entreprend de descendre
en rappel le long de la façade de l’immeuble en direction de l’E.T.
(ouais, comme le GIGN à la TV). Lofwyr l’aperçoit d’en bas
et lui ordonne d’attendre la fin des négociations avant de faire
quoi que ce soit. Manque de bol, l’E.T. repère Caron à cet
instant et commence à devenir nerveux.
Le coup du synthé-chocolat n’ayant pas donné
plus de résultats que celui du ballon, Bouclier perd patience et
sort son arme pour un tir de sniper ajusté entre les deux yeux de
l’E.T. … tir qui échoue lamentablement.
Entendant le coup de feu, Caron décide de
passer à l’action et coupe la corde pour faire un plongeon de 4
mètres de haut en direction du mogwaï. Caron atterri en plein
sur l’E.T. qu’il écrase entre son corps (il avait compté
utiliser le petit E.T. comme air bag pour amortir sa chute) et la caméra
de surveillance. Le bras articulé de la caméra émet
un grincement inquiétant puis casse d’un coup sec : nouveau plongeon
pour Caron accompagné du mogwaï et de la bombe.
Le câble de sécurité arrête
Caron à deux mètres du sol tandis que le mogwaï s’écrase
sur le pavé comme une tomate trop mure. La bombe heurte le sol une
première fois et roule vers le bord du viaduc, menaçant de
tomber encore plus bas (les rues de Megacity sont parfois à plusieurs
dizaines, voir même centaines, de mètres du sol). Shiran se
précipite pour la rattraper mais glisse sur une flaque d’huile et
s’étale de tout son long, Emlyn accoure à son tour mais il
trébuche sur Shiran et va le rejoindre au tapis. Finalement Lofwyr,
agissant posément et sans précipitation, rattrape l’engin
avant qu’il ne tombe dans le vide.
Un Tech-Juge est appelé d’urgence tandis
qu’on décroche Caron, qu’on décolle le mogwaï de l’asphalte
et qu’on relève Shiran et Emlyn, a son arrivé il dévisse
la bombe pour s’apercevoir que si il s’agissait bel et bien d’un engin
explosif celui-ci n’était pas amorcé et ne pouvait donc pas
exploser. Sur ce, les communicateurs résonnent : Caron est immédiatement
appelé au poste 255, pièce 201.
Caron est mis sur le grill
Une fois arrivé au poste, Caron s’apperçoit
que la pièce 201 est en fait le local mis à dispostion du
SJS. Une fois entré, on le fait s’assoire dans une pièce
sombre sous un spot braqué sur lui fac à une table chargée
de détecteurs de mensonges hyper sofistiqués et d’instruments
plus rébarbatifs.
Première question : « Juge Von Burger,
pourquoi avez-vous détruit une caméra de surveillance vidéo
? »
Caron : « Arch, che me permet de rectifier
Herr Juche, che n’ai pas cazzé la kamera, elle a zimplement cédé
sous mon poid. » (hilarité générale autour de
la table)
Autre question : « Vous est il déja
arrivé d’enfreindre la Loi ? »
Caron (après un temps de réflexion)
: « Il m’arrife d’afoir de maufaises pensées et de fouloir
enfreindre la Loi pour punir ceux qui commenttent des délits »
Ce en quoi il détourne la qiuestion initiale à son avantage.
Au terme de cet interrogatoire, Caron parvient à quitter le poste 255 la tête haute sans sanctions disciplinaires à son dossier, mais le SJS l’aura désormais à l’oeil.
Pendant ce temps… :
Pendant que Caron défend son cas face au
SJS, la patrouille continue normalement. Tout à coup un cri retenti
et nous voyons le corps d’un homme s’écraser sur le sol à
quelque pas de nous, suivi de peu par un autre qui semble projeté
du toit d’un immeuble voisin.
La patrouille se dirige vers l’immeuble en question
et comprend mieux en quoi consiste le problème : c’est un puits
anti-grav qui fait office d’ascenseur dans cet immeuble et de toute évidence
il est déréglé. Au lieu d’être lentement élevés
jusqu’à leur étage de destination, les personnes qui tentent
de l’emprunter sont brutalement projetées vers le haut à
la vitesse de balles de fusil et traversent la toiture avant d’aller s’écraser
600 étages en contre bas. PoGo : « C’est un peu comme un distributeur
de Pez géant en somme ».
Brunal, Bouclier et Lofwyr pénètrent
dans le hall de l’immeuble et ce dirige vers la console commandant les
tubes anti-grav, celle-ci est supervisée par un robot qui semble
adopter un comportement étrange à notre approche. Une fois
arrivé face au robot, nous constatons qu’il s’agit en fait d’un
vulgaire déguisement, une sorte d’armure de fer blanc revêtue
par un humain pour se faire passer pour un robot. Bouclier oblige le suspect
à quitter son accoutrement tandis que Shiran fait une recherche
d’identité auprès de l’ordinateur central (l’homme a déjà
été condamné pour plusieurs dégradations de
biens) et qu’Emlyn sonde ses pensées pour s’apercevoir que nous
avons affaire à un paranoïaque voulant se venger de la société.
Cela étant nous commandons d’urgence l’envoi d’un robot-tech, le
tube anti-grav continuant d’éjecter ses usagers par dessus le toit
de l’immeuble.
Brunal tente de remédier provisoirement
à la situation en jouant avec la commande de puissance anti-grav
de manière à immobilier les gens au milieu du tube avant
de rechercher un moyen d’ouvrir les portes et d’évacuer les personnes
prises au piège. Edge lance un appel par les hauts parleurs de l’immeuble
afin d’avertir les personnes présentent du danger.
A l’arrivée du nouveau robot-tech la situation
rentre d’en l’ordre et le contrevenant est condamné à la
30 ans de détention en psycho-block pour meurtre de masse plus 100
jours pour dépôt d’immondice (Shiran : « Ben oui, il
a laissé traîner ses victimes sur la voie publique. »).
Place Pierre Rosenthal :
Caron nous rejoint alors que nous arrivons Place
P. Rosenthal pour surveiller le rassemblement de jeunes qui y est organisé.
La place est déjà envahie par une foule bruyante habillée
de manière complètement délirante (Brunal s’interroge
sur la possibilité de verbaliser une atteinte au bon goût).
Au centre de la place, on apperçoit un podium circulaire d’une
hauteur de + ou – nonante centimètres parcouru de toute une série
de tapis roulant entrecroisés. Plusieurs jeunes montent sur ce podium
qui les projette les uns contre les autres (et parfois aussi en dehors
du podium sur les spectateurs en contre bas) au rythme d’une musique tonitruante.
Caron, prudent, se place dos à un mur, son
scatter gun dans la main gauche. Pogo, frimeur, prend un bain de foule
en roulant des mécaniques. Shiran, zélé, vérifie
que tout les véhicules aux environs sont correctement stationnés.
Emlyn, désireux de rentabiliser ses pouvoirs, sonde les pensées
des personnes les plus proches pour détecter un éventuel
terroriste. Le reste de la patrouille entoure la place et garde et surveille
tant que faire se peut la foule en pleine exubérance.
Tout à coup une bulle d’énergie apparaît
autour du podium aux tapis roulant, une personne est projeté en
dehors du podium et grille instantanément en percutant le champ
de force, tel un insecte contre la résistance bleue d’un tue-mouches
électrique.
Un mouvement de panique parcoure la foule qui quitte
précipitamment la place (Shiran essaye d’identifier un maximum de
personnes quittant les lieux pour les inculper de délit de fuite).
Pogo lance un appel au calme par les hauts parleurs de sa moto (appel partiellement
efficace). Caron tire au pistolet sur la base du podium pour tenter de
stopper les tapis roulant, mais le plastacier résiste. Lofwyr demande
au central si il est possible de couper l’alimentation électrique
mais il faudrait le faire pour l’ensemble du block ce qui n’est pas concevable.
Emlyn demande une dérogation spéciale afin d’utiliser les
lasers pour découper une ouverture dans la base du podium, le centrale
répond de n’utiliser cette option qu’en dernière extrémité
si il n’y a aucune autre issue possible. Brunal et Bouclier plongent dans
une bouche d’égout pour atteindre la machinerie du podium par le
bas.
Il y a de plus en plus de cadavres carbonisés
au pied du podium et de moins en moins de gens sur les tapis roulant. Nous
apercevons alors un homme qui se tient debout au centre du podium en tenant
dans ses mains une étrange machine que nous devinons être
le générateur du champ de force meurtrier.
Caron tire sur l’homme au pistolet mais la balle
est arrêtée par le champs de force. Lofwyr ordonne d’ouvrir
le feu au laser. Caron et Shiran tirent tout les deux en visant le suspect
aux épaules, Caron rate son tire quant à Shiran il touche
mais localise à l’abdomen. L’homme s’écroule et la sphère
d’énergie disparaît. Shiran et Caron soignent le suspect pour
le maintenir en vie en attendant l’arrivé des « wagons à
viande ». Pas question de le laisser mourir, il faut d’abord qu’il
purge sa peine de prison, après il pourra crever. Une fois son état
stabilisé l’homme est condamné à 30 ans de réclusion.
Hight incident :
A peine le dernier « wagon à viande
», parti nous recevons un appel prioritaire : une patrouille de juges
est prise dans une fusillade à 2 minutes de notre position, un des
juges est blessé.
Nous nous précipitons à la rescousse
et nous arrivons devant un bâtiment de 60 mètres de coté,
une porte large d’une quinzaine de mètre nous permet de voir à
l’intérieur un groupe de 4 juges cachés derrière un
camion, deux des leurs sont blessés dont un grièvement, trois
de leur motos sont également détruites. Le bâtiment
est en fait un hangar rempli de matériel scientifique et de caisson
de survie renfermant des hommes « dévolués »,
nous avons pour consigne d’intervenir sans endommager les dits caissons.
D’après les premiers juges arrivés sur les lieux, il y aurait
deux terroristes embusqués dans le fond du hangar, ceux-ci sont
armés de fusils customisés de gros calibre et tirent sur
tout ce qui bouge sans la moindre retenue.
Caron fait le tour du bâtiment pour entrer
par derrière mais il n’y a pas d’entrée de service. Lofwyr
désigne Pogo comme négociateur de crise, escomptant un miracle
de son charisme légendaire. Pogo lance une sommation particulièrement
autoritaire et un des truands, visiblement impressionné sort de
sa cachette les bras en l’air. Il est immédiatement abattu dans
le dos par son complice, visiblement il faudra employer la manière
forte pour ce deuxième gaillard.
Pogo engage un chargeur de balles spécial
ricochets dans son arme et tente d’atteindre le terroriste par une série
de tirs indirects mais sans résultat (n’est pas Lucky Luke qui veut).
Bouclier, plus prosaïque, lance une grenade fumigène au pied
de l’appareil derrière lequel le truand s’est embusqué. Emlyn
profite de la couverture de la fumé pour se précipiter dans
les locaux administratifs occupant la partie gauche du bâtiment afin
de se rapprocher du terroriste tout en restant à couvert. Caron,
déçu de ne pas avoir trouvé d’entrée à
l’arrière du bâtiment, entreprend méthodiquement de
percer le mur du hangar à coup de mitrailleuse 20 mm. Shiran tente
de tirer une balle à guidage thermique à travers l’écran
de fumée mais il y a trop d’appareillages techniques dégageant
de la chaleur et le projectile le parvient pas à focaliser sa cible.
Lofwyr lance une grenade lacrymogène qui va rouler aux pieds du
terroriste tandis que Brunal se déplace sur la droite pour avoir
un meilleur angle de tir. (vous vous demandez ce que faisait Edge pendant
ce temps ? Si ma mémoire est bonne il achevait de vider une bouteille
de bière blanche en fumant la dernière cigarette de son paquet).
Le terroriste des contraint de quitter sa cachette,
tant par les gaz que par les tirs de Caron qui commencent à traverser
le mur derrière lui. Il tente de courir se mettre à l’abris
dans une petite pièce sur la droite du bâtiment mais se fait
simultanément tiré dessus par Brunal, Shiran et Bouclier,
l’homme s’écroule foudroyé mais Bouclier continue de tirer
tout en avançant vers lui jusqu’à ce que Lofwyr lui ordonne
de cesser le feu. De toute évidence l’homme est bel et bien mort
;
Emlyn achève de passer en revue toutes les
autres pièces du bâtiment en vision infrarouge et thermographique
pour s’assurer qu’il n’y a pas d’autre gangster embusqué.
Perquisition :
La fin de la journée approchant, nous décidons
de procéder à la perquisition du Mo-Pad que nous étions
chargé de tenir à l’œil. Lofwyr demande quelle est sa position
actuelle au QG et quelque instants plus tard nous nous retrouvons juste
derrière lui sur l’autoroute. Sur ordre de Lofwyr, le propriétaire
du Mo-Pad abaisse sa rampe d’accès et nous montons tous à
bord hormis Brunal et Bouclier qui continuent à suivre l’engin sur
leur moto pour continuer à surveiller les environs pendant la perquisition.
Le citoyen propriétaire du Mo-Pad se montre
plus que coopératif : il avoue spontanément détenir
un sachet de sucre et avoir roulé le jour même à 4
km/h en dessous de la limite minimum (« De toute façon vous
auriez certainement fini par le savoir »). Ces aveux lui permettent
d’obtenir une réduction de sa peine.
Emlyn sonde l’esprit du citoyen pour s’assurer qu’il
ne cache rien d’autre, l’homme pense de manière insistante à
ses WC. De toute évidence l’homme est en train de se pisser dessus
mais Emlyn suggère que quelqu’un fouille les toilettes pour être
sûr que rien d’illégal n’y est planqué. Lofwyr le désigne
pour ce travail afin de le féliciter pour son idée mais les
toilettes n’ont rien d’anormal.
Alerte Laser :
Alors que la perquisition touche à sa fin
le détecteur de laser de Bouclier se met à retentir, quelqu’un
dans le quartier tire à nouveau au laser en direction des satellites.
Il n’y a pas une minute à perdre : Bouclier,
Pogo, Emlyn et Caron foncent en direction de la source des tirs laser tandis
que Brunal et Edge terminent la perquisition. Shiran et Lofwyr de leur
coté ont un mot d’explication avec un robot qui voulait embarquer
nos motos dans un Mo-Pad de la voirie.
En suivant les indications du détecteur nous arrivons
en vue de trois Mo-Pad roulant à vive allure, malheureusement le
détecteur n’est pas assez précis pour nous indiquer lequel
est responsable des tirs. A peine arrivé derrière eux, un
des Mo-Pad bifurque brutalement dans une voie secondaire, Bouclier et Pogo
se lancent à sa poursuite, Emlyn et Caron continuent de suivre les
deux autres au cas où il y aurait plusieurs véhicules impliqués
dans cette affaire.
Une fois rejoins par Lofwyr et Shiran, Emlyn interpelle
le conducteur d’un des Mo-Pad et monte à bord pour procéder
à une fouille sommaire. Le Mo-Pad est habité par une famille
de deux adultes et trois enfants, Emlyn y découvre un album de «
Gaston Lagaffe » et condamne le père à un an de prison
pour détention de livre subversif prohibé.
Pendant ce temps la poursuite fait rage entre d’une part
Bouclier et Pogo et d’autre part le Mo-Pad suspect qui refuse d’obtempérer
aux sommations de Pogo. Bouclier parvient à se hisser à l’arrière
du véhicule en mouvement, sa moto reste à proximité
en mode « pilotage automatique ». Le conducteur tente de percuter
Pogo qui roulait à hauteur du Mo-Pad mais Pogo esquive de justesse.
Bouclier, qui est monté sur le toit de l’engin, vide un chargeur
complet de balles explosives à l’intérieur du Mo-Pad à
travers une trappe d’aération, ce qui déclenche immédiatement
une série d’explosions en chaîne de plus en plus violentes
tandis que le Mo-Pad commence à tanguer dangereusement, le conducteur
ayant perdu le contrôle de son véhicule.
Bouclier déclare au MJ qu’il saute sur sa
moto en mouvement depuis le toit du Mo-Pad en perdition. Fil regarde Bouclier
par dessus son écran d’un air dubitatif et déclare que c’est
faisable mais que ça ne va pas être du gâteau. Bouclier
réclame le silence autour de la table et déclare qu’il va
faire une réussite critique, il lance les dés => «
01 » sur 1D100 ! ! ! !
Le Mo-Pad se renverse en travers de la route en
se brisant presque en deux, Pogo lance un appel radio pour qu’on fasse
dévier la circulation (encore une mission de confiance pour Edge).
Bouclier sort à nouveau son arme et vide un chargeur de balles «
Armour Piercing » au hasard sur la carcasse de l’engin avant de balancer
un fumigène par la trappe d’aération pour obliger les occupants
à sortir. Pogo aide le conducteur à s’extirper de la cabine
de pilotage « Bonjour citoyen, les papiers du véhicule s’iouplait
».
La fouille du Mo-Pad révèle que les
suspects tiraient au laser en direction des satellites en visant les panneaux
solaires de manière à ce que le tir soit réfléchi
en direction d’autres Mo-Pads qu’ils s’amusaient ainsi à faire exploser.
Bouclier, écœuré par tant de violence
(!) demande à Brunal de maudire le Karma des suspects pour leur
huit prochaines réincarnations, la sentence prononcée contre
eux dépassant largement leur espérance de vie.
Debriefing :
Bouclier rentre au poste aussi excité qu’un
gosse de 10 ans à qui on aurait offert un nouveau train électrique.
Fil lui fait lancer 1D100 => il raconte 52 fois à ses collègues
comment il a fait pour sauter sur sa moto depuis le toit du Mo-Pad. Fil
lance 1D30 => ses collègues décrochent à partir de
la sixième version du récit (celle où il fait un double
saut périlleux arrière et se réceptionne sur une seule
jambe).
Caron est désigné pour faire le rapport
de la patrouille (il a pris des note pendant toute la partie), nous somme
félicités et renvoyés dans nos quartiers, demain c’est
une journée tout aussi mouvementée qui nous attend.
THE END
Entendu lors des PIF 16 et 16b :
-Lofwyr: Dit Emlyn, les toilettes sont où ?
-Emlyn: Euuuh, ici dans l'appart. ou bien dans le jeu
?
-Fil : Le podium sur lequel monte le groupe de jeune est
à peu près à nonante cm. du sol.
-Bouclier (avec un clin d'oeil à Brunal): C'est
ce genre de détail qui rappel qu'on n'est pas en France.
-Lofwyr: Avec ça pour aggraver son cas je vais doubler la sentence par 5 !
-PoGo: J'vais passer au-dessus du village en tirant une
banderole derrière moi pour prévenir les habitants.
-Caron: Ils ne savent pas lire. Distribue plutôt
des tracts.
-Caron dans la voiture sur le trajet : Un euro égale un franc belge. Non, c'est l'inverse.
-Shiran s’adressant au mago qu’on avait enlevé
: Deviens notre maître ou on te frappe !